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l'abandon total, l'État ayant renoncé depuis longtemps
à payer les enseignants et s'étant remis aux mains
de l'initiative sporadique, partielle et fortuite de quelque instituteur
local, avec tous les désavantages que cela inclut.
Notre intervention, qui a débuté depuis plusieurs
années, a suivi toutes les étapes de la croissance.
Après avoir participé à la construction d'une
première école, elle a soutenu la création
d'opportuns cours de formation dédiés à l'éducation
au développement dans l'optique de partager et diffuser localement
notions, expériences et culture du développement autonome.
De ces cours tenus les années précédentes,
sont ensuite sortis les opérateurs de développement
aujourd'hui engagés quotidiennement et à plein temps
dans l'activité de AMKA Katanga.
Kaniaka, le village dans lequel
nous avons développé une stratégie articulée
d'intervention, a pu bénéficier de telle expérience
directement, à travers la prise en charge de la part de AMKA
de la structure scolaire décadente existante, et indirectement,
à travers l'étude que les opérateurs de AMKA
Katanga ont conduit sur le terrain pendant plusieurs semaines afin
de comprendre à fond le tissu social sur lequel ils auraient
dû intervenir pour pouvoir peser positivement sur la
situation préexistante à leur arrivée.
Notre projet prévoit outre la gestion du petit fabriqué
affecté à des salles de classe, la restructuration
des programmes scolaires, la fourniture du matériel didactique
ou non, nécessaire pour la fréquentation des leçons
et la distribution quotidienne d'un repas à chaque élève
inscrit et bénéficiant du soutien de AMKA.
L'intervention a été bénéfique aux
enfants des familles les plus pauvres et le soutien n'a pas voulu
être total en termes de contribution économique nécessaire
à la participation à l'année scolaire afin
d'éviter un désintérèssement au problème
de la part des parents qui ont encore des difficultés à
accepter l'importance de l'instruction pour la vie de leurs fils.
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